Ça fait longtemps que je voulais faire ce format. Vraiment longtemps. L’idée c’est simple : vous m’envoyez vos questions, je réponds en live sur le podcast. Pas de filtre, pas de script. Juste moi, le micro, et vos vraies problématiques.
J’ai envoyé un email il y a plus d’une semaine. J’ai récolté six questions. Et franchement, les questions étaient excellentes. Pas des questions basiques du style “comment je fais ma première vente”. Non. Des vraies questions de fond sur l’engagement, sur la peur, sur l’identité, sur le fait de sauter le pas. Des trucs que personne ose vraiment demander.
Alors aujourd’hui, je vous mets tout ça par écrit. Parce que je suis persuadé qu’il y en a parmi vous qui vivent exactement la même chose. Et si cet article peut débloquer un truc pour toi, bah c’est exactement pour ça que je fais ce travail.
On y va.
“Je génère 15 à 20K€/mois en freelance, mais je me sabote à chaque palier” Sarah, 34 ans
Sarah, copywriteuse freelance, fait entre 15 000 et 20 000 euros par mois. Sur le papier, elle déchire. Et pourtant, depuis deux ans, elle stagne. À chaque fois qu’elle veut passer un cap augmenter ses tarifs, lancer une offre premium, se positionner en consulting il y a une petite voix qui dit “Pour qui tu te prends ?”
Elle a grandi dans une famille de fonctionnaires où l’argent, c’était mal vu. “L’argent ne fait pas le bonheur.” Vous connaissez la chanson.
Résultat : elle surlivre pour justifier son prix actuel, elle repousse, elle se bloque. Elle sait qu’elle est bonne. Ses clients le savent. Mais quelque chose à l’intérieur dit non.
Ma réponse à Sarah, et à tous ceux qui se reconnaissent dans ça :
D’abord, première des choses que je lui ai posée comme question : tu veux quoi, toi ? Gagner plus ? Ou changer de modèle ? Parce que rester freelance et gagner plus, y’a pas 50 solutions. Soit plus de clients, soit plus de revenus par client. Et à un moment en copywriting, t’as deux chemins : soit tu construis une équipe et tu deviens une agence, soit tu restes seul mais tu te positionnes sur des gros lancements au pourcentage. C’est une vraie question technique avant même d’aborder le mental.
Mais au fond, le vrai sujet de Sarah, c’est “je ne le mérite pas.”
Et ça, c’est un truc que j’ai bossé pour moi aussi. Énormément. Parce que la méritocratie, ce truc qu’on nous a tous mis dans la tête depuis qu’on est petits, elle a ses limites. Et je commence à comprendre les miennes.
La méritocratie, c’est ce qui m’a permis de m’en sortir au départ. Me dire “je vais bosser 10 fois plus que les autres, je vais le mériter.” Ça a marché. Mais maintenant ? Cette même croyance me met des barrières. J’ai des pensées du style “Ouais mais pour qui tu te prends ? C’est trop grand pour toi. T’as eu de la chance.” Et c’est cette bataille permanente de justification, “Regardez, je le mérite, je le mérite”, qui épuise et qui bloque.
Alors j’ai commencé à me dire : fuck la méritocratie.
Pas pour faire n’importe quoi. Mais pour arrêter de me demander si je mérite ou pas. Et juste créer les opportunités, les saisir, donner le maximum, et faire de mon mieux. Dans ces conditions-là, je mérite tout. Et toi aussi.
Pour Sarah concrètement, ce que je recommande : le travail des victoires. Pas juste les victoires évidentes et chiffrées. Toutes les victoires. Tu as changé une copie et le taux de clic a augmenté de 1 % ? C’est une victoire. Tu as su dire non à un client qui te prenait la tête ? C’est une victoire. Et à chaque victoire, tu te poses la question : qu’est-ce que ça dit de moi ?
La confiance en soi, c’est comme une jarre au soleil. L’eau s’évapore naturellement. Il faut la reremplir en continu. Et si tu fais l’inventaire de tes 20 plus belles victoires des 3 derniers mois en te demandant ce que chacune dit de toi, je te promets que tu vas être reboostée. Parce que notre côté extraordinaire, on l’oublie. Il devient la norme. Alors qu’il ne l’est pas.
“Je n’arrive pas à m’engager. Ni dans mon couple, ni dans mon business” Gilbert, 30 ans
Gilbert a 30 ans, il est en couple depuis 8 ans avec une femme qu’il décrit comme formidable. Il veut fonder une famille. Il veut se marier. Et pourtant : paralysie totale. Il identifie deux trucs qui reviennent partout dans sa vie : perfectionnisme bloquant et fuite des émotions fortes.
Il fuit les connexions intenses. Il préfère ne pas s’engager plutôt que de risquer de mal faire. Et il voit ce même schéma dans son business : prendre un associé, valider un freelance, investir dans un recrutement ça bloque aussi.
Ce que j’ai à dire à Gilbert :
Le point 2 qu’il a identifié, la fuite des émotions, c’est pas juste un point parmi d’autres. C’est la clé. C’est le cœur du problème.
Quand t’acceptes pas de ressentir tes émotions pleinement, tu t’enfermes dans une boucle. Tu t’interdis aussi les émotions positives pour éviter les négatives. Et donc tu fuis. Et comme tu fuis par peur de souffrir, tu t’engages pas. CQFD.
Mais voilà ce que j’aurais envie de te poser comme question, Gilbert : quand c’est la dernière fois que tu t’es engagé et que t’as vraiment souffert ? Rupture amoureuse ? Rupture d’amitié ? Un pattern dans ta famille ? Parce qu’il y a forcément un moment dans ta vie où t’as décidé de fermer le clapet de tes émotions parce que c’était trop douloureux.
Et ce moment-là, il programme encore ton cerveau aujourd’hui.
Le travail c’est de remonter à la racine de ça. Pas pour nier ce qui s’est passé. Mais pour changer ta perception de l’événement. Pour que ce souvenir qui aujourd’hui est encore égal à souffrance, blessure ouverte, devienne quelque chose de plus nuancé. De la gratitude. De la croissance. La capacité à mieux choisir, à mieux t’aimer.
Sur l’enfant et le mariage : je peux te dire qu’avant la naissance de mon fils, j’étais persuadé de pas être prêt. Je voulais plus d’argent, plus de stabilité, plus de machin. Et puis mon fils est né. Et tu sais quoi ? L’année de sa naissance, on a jamais fait autant de chiffre d’affaires. Parce qu’un enfant ça te propulse. Ça te donne un pourquoi d’une puissance incroyable.
Est-ce qu’on est jamais prêt ? Oui. C’est un fucking tsunami émotionnel. Un petit monstre de 50 cm qui gère ton agenda, tes priorités, toute ta vie. Mais t’as créé une vie. Et ça, peu de choses dans l’existence ont ce niveau de sens.
La vraie question c’est : est-ce que tu en as vraiment envie ? Pas est-ce que t’es prêt. Est-ce que tu en as envie ?
Et pour ce qui est de l’engagement au sens large mariage, business, équipe : comprends que si aujourd’hui engagement = souffrance dans ton cerveau, bah bien sûr que ton business il avance pas. Bien sûr que tu recrutes pas, que t’investis pas, que tu scalerais pas. C’est pas une coïncidence.
“Mon SAS fait déjà plus que mon salaire. Je n’arrive toujours pas à quitter mon CDI” Kevin, 28 ans
Kevin, développeur web en CDI depuis 5 ans. Salaire : 3 200 €/mois. En parallèle, il a lancé un SAS il y a 18 mois qui tourne à 3 500 € de MRR en croissance régulière. Il a 45 000 € d’épargne, pas de crédit, pas d’enfants.
Mathématiquement, les conditions sont réunies. Et pourtant, il repousse. Il attend 5K de MRR. Puis il attendra 1 an de trésorerie. La barre monte à chaque fois qu’il se rapproche.
Il a lui-même mis le doigt dessus : c’est pas les chiffres. C’est l’identité. Passer de “Kevin développeur chez X” à “Kevin fondateur.” Si ça foire, il perd pas juste un revenu. Il perd la preuve qu’il est capable de quelque chose par lui-même.
Ce que je lui dis :
Kevin, t’as déjà prouvé que t’étais capable. 3 500 € de MRR construit en dehors de ton boulot, sur tes soirées et tes weekends c’est déjà fait. Le projet existe, il tourne, il croît. La seule question c’est : si tu lui consacrais 100 % de ton temps, jusqu’où t’irais ?
Je connais ton profil. T’as besoin d’être rassuré, et c’est OK. Tout le monde n’a pas besoin de brûler les bateaux. Y’en a qui ont besoin de feu au cul pour performer. D’autres qui ont besoin d’un niveau de sécurité pour se donner à fond. T’es peut-être dans la deuxième catégorie. Et c’est pas une faiblesse.
Alors voilà ce que je te propose concrètement : définis tes seuils. Tu as 45 000 € d’épargne c’est énorme. Mais si tu l’as, c’est que tu en as besoin mentalement. Alors garde 30 000 € que tu touches pas. C’est ton filet ultime. Donne-toi 15 000 € pour tester à fond. Quand tu les as consommés, si le business est pas suffisamment gros tu repars chercher un job. Fin de la discussion.
Tu vois ? T’as un plan rationnel. Maintenant posons aussi la question émotionnelle.
C’est quoi la sécurité pour toi ? Un CDI aujourd’hui, développeur web, dans un monde où l’IA va tout redistribuer c’est vraiment de la sécurité ? La sécurité c’est un ressenti. C’est pas un statut. Demain tu traverses la route et un bus te renverse. On est jamais vraiment en sécurité. Alors la question c’est : qu’est-ce qu’il faut que tu ressentes pour te sentir en sécurité ? Et est-ce que ce que tu demandes est atteignable ?
Dernière chose sur l’identité : est-ce que tu te vois comme un entrepreneur ? Parce que moi, je savais que j’en étais un avant même d’avoir lancé quoi que ce soit. J’ai essayé des milliards de projets. La casquette me faisait pas peur, elle m’excitait. Si toi t’y vois encore des étiquettes qui te font peur, écris-les. Une par une. Et demande-toi pour chacune : c’est rationnel ou c’est émotionnel ?
Et puis change le mot courage. Si tu te dis “je suis pas courageux donc je vais pas sauter”, tu te crées une fausse barrière. T’as pas besoin d’être courageux. T’as besoin d’être un peu rêveur. D’avoir envie de quelque chose. Et tu l’as déjà sinon t’aurais pas construit ce SAS dans tes soirées de semaine.
Ce qui me traverse en ce moment
En dehors des questions, j’ai aussi voulu être transparent sur ce qui se passe dans ma vie. Parce que c’est comme ça que ce podcast fonctionne.
On est mi-février au moment où j’enregistre. La politique part en cacahuète. Les actualités sont denses. Et moi j’essaie de me focaliser sur ce que je contrôle. Sur ce qui a du sens. Sur ce qui me fait kiffer au quotidien.
Cette semaine, j’ai acheté deux business. J’ai une conférence à Saint-Domingue pour le mastermind Outsider sur le mindset, la vision entrepreneuriale, la procrastination. J’ai lancé ma production Amazon aux États-Unis avec Emir un projet qu’on a monté ensemble sur des compléments alimentaires pour animaux. Et j’ai racheté un site e-commerce qui fait environ 180 000 € de CA annuel avec 50 à 55 000 € de marge.
Je dis tout ça pas pour faire le beau. Je le dis parce que ça illustre quelque chose : l’entrepreneuriat, c’est pas linéaire. C’est pas propre. C’est des décisions prises vite, des opportunités qu’on saisit quand elles passent, des paris. Et au milieu de tout ça, t’essaies de rester aligné, de te sentir bien, de pas perdre de vue pourquoi tu fais tout ça.
Pour terminer
Ce format Better Call Enzo, je vais continuer à le faire. Parce que vos questions, elles m’apprennent des trucs sur vous. Et sur moi.
Ce qui ressort de cet épisode c’est quand même un fil rouge : la peur. La peur de pas mériter. La peur de souffrir. La peur de perdre sa sécurité. La peur de perdre son identité. Et derrière chaque peur, y’a quelque chose de plus grand qu’on s’autorise pas à vouloir vraiment.
Mon boulot, mon vrai boulot, c’est d’aider à voir ça. Et d’aider à avancer malgré.
Si tu veux m’envoyer ta question pour le prochain Better Call Enzo, réponds directement à l’email de la liste. Et si tu t’es reconnu dans une des situations de cet épisode et que t’as envie d’aller plus loin, le lien pour booker un coaching est dans la description du podcast.
Aider, servir, inspirer, transformer.
C’est pour ça que je suis là.
À très vite.
Enzo
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