1 avril 2026

De freelance à fondateur de SaaS : la trajectoire de Marvin Hannachi

Il y a des épisodes de podcast qui marquent. Des conversations où, dès les premières minutes, tu sens que ce que tu es en train d’écouter va te rester longtemps. Mon échange avec Marvin Hannachi en fait partie.

Marvin, c’est l’un de ces entrepreneurs du web que peu de gens connaissent de nom, mais dont le travail a généré, au sens littéral, des millions d’euros de chiffre d’affaires pour les plus grands infopreneurs francophones. Oussama Ammar, Éric Larchevêque, Mohamed Boclet, Yomi Denzel… Des noms qui résonnent dans l’écosystème. Et derrière leurs lancements en webinaire, il y avait souvent Marvin.

Aujourd’hui, il franchit un nouveau cap : la création d’un SaaS dédié aux webinaires, conçu pour révolutionner un marché que personne n’a encore vraiment bien servi.

Voici ce que j’ai retenu de notre conversation.

De la salle de sport à l’agence webinaire : un parcours tout sauf linéaire

Marvin n’a pas suivi la trajectoire classique de l’entrepreneur du web. Avant de parler de tunnels de vente et de taux de participation, il a vendu des abonnements dans des salles de sport haut de gamme, managé des équipes commerciales, et fait quelques mois en Asie à tester le nomadisme digital.

C’est là, entre Bali et la Thaïlande, qu’il commence à comprendre une chose simple mais fondamentale : il est possible de gagner de l’argent en étant à l’autre bout du monde, avec juste un ordinateur. Des petits sites WordPress à 200 €, rien de révolutionnaire. Mais suffisant pour briser une croyance limitante.

Le vrai tournant arrive quand il repère les failles dans le funnel d’un expert en cryptomonnaies lors d’un appel de closing catastrophique. Plutôt que de le signaler poliment, il prend son temps, enregistre un Loom, rédige un PDF d’analyse et l’envoie sans rien attendre en retour. La réponse arrive 30 minutes plus tard. Le client est bluffé. Une collaboration commence.

Montrer ce que tu sais faire sans attendre de retour est souvent la meilleure stratégie de prospection qui soit.

Le conseil qui a tout changé

Quand Marvin rejoint la communauté Entrepreneur 2.0, il gagne environ 10 000 € par mois en freelance. Il touche à tout : closing, gestion d’équipes commerciales, stratégie marketing. Il est sollicité dans tous les sens. Mais il travaille trop, et il le sait.

La question qu’il me pose lors de notre premier échange : “Par quel poste je commence à recruter ?”

Ma réponse : “Recrute la personne qui peut te remplacer.”

Il me l’a rappelé dans cet épisode. Ce conseil, Marvin ne l’a pas appliqué au pied de la lettre immédiatement, il n’en avait pas encore la maturité, dit-il. Mais la première personne qu’il a recrutée, Colomba, est toujours avec lui aujourd’hui. Elle est même devenue sa CPO sur le SaaS qu’il est en train de lancer.

Ce n’est pas un hasard. C’est la preuve que les bonnes décisions prennent du temps à révéler leur pleine valeur.

L’agence webinaire : un modèle gagnant, puis une limite

Pendant près de deux ans, Marvin développe une agence spécialisée dans la stratégie et la technique des webinaires. Son positionnement ? Pas de fix élevé en entrée. Il prend un pourcentage sur les bénéfices générés. Si tu gagnes, il gagne. Si tu ne gagnes pas, il absorbe le coût.

Ce modèle lui permet de travailler avec des infopreneurs qui ont déjà une base organique solide. Résultat : des mois à 70 000 à 80 000 € avec 80 % de marge. Une belle période.

Mais ce modèle montre rapidement ses limites. Un client qui disparaît, et c’est 30 % des revenus du mois qui s’évaporent. Gérer cinq clients en 360°, avec des graphistes, des copywriters, des media buyers, des monteurs vidéo, c’est 500 messages par jour. Et si le client gère mal sa trésorerie, c’est toi qui absorbes.

Marvin fait alors un choix stratégique fort : pivoter vers un modèle de prestation technique uniquement, avec un abonnement mensuel fixe. Moins de revenus par client, mais plus de clients, plus de prévisibilité, plus de sérénité.

“Je savais ce que j’allais encaisser à 10-15 % près dès le début du mois. Avant, c’était l’angoisse permanente.”

Ce switch, risqué sur le papier, s’avère être la bonne décision.

Le vrai problème du marché : les outils de webinaire sont nuls

C’est la conversation avec Nathan, son premier client historique, et Éric Larchevêque qui va déclencher le projet SaaS.

Marvin connaît les outils de webinaire mieux que quiconque. Il les utilise, les contourne, les patche depuis des années. Et son constat est implacable. Webinar Jam, c’est le moins pire du marché, mais il est limité à 5 000 participants, régulièrement instable, et n’a pas évolué en 4 ans malgré une augmentation de prix. Zoom Webinar est fiable, mais 20 000 personnes en live ça coûte 20 000 €, hors budget pour 99 % des infopreneurs. YouTube Live est utilisé par les plus gros pour sa robustesse, mais avec zéro data sur les participants, zéro personnalisation, zéro intégration CRM.

Le problème central ? Le taux de participation moyen en France est de 25 à 30 %. Avec une stratégie de relance optimale (SMS, emails segmentés, mini-chat, messages vocaux), on monte à 45-50 %. Ce gain de 20 points en valeur absolue représente en réalité +60 % de participants, et donc potentiellement +60 % de ventes sur le pitch.

Aucun outil existant ne permet d’optimiser cela de manière fluide, intégrée et fiable.

Le SaaS : ce que Marvin construit

L’outil que Marvin développe depuis plus d’un an répond à une question simple : “Quelles sont toutes les fonctionnalités que j’aurais aimé avoir dans un outil de webinaire, et que je n’ai jamais trouvées ?”

La personnalisation est totale : le live est entièrement aux couleurs de la marque, finies les interfaces génériques. Le chat intègre un système de gamification avec un scoring et des statuts (top 25 %, top 50 %…) et des labels personnalisés au branding, ce qui pousse les participants à interagir davantage, à rester plus longtemps, et donc à être exposés plus longtemps à l’offre.

Tout ce que les participants font pendant le live, messages, réponses aux sondages, quiz, durée de présence, remonte dans le CRM. Les closeurs ont une fiche complète avant même de décrocher le téléphone. Il est possible d’A/B tester deux headlines sur l’offre présentée en live pour savoir laquelle convertit le mieux. Quand quelqu’un achète pendant le webinaire, une pop-up s’affiche en temps réel pour créer l’effet de preuve sociale en direct.

Et à venir dans les prochains mois : une IA pour la modération du chat et l’engagement des participants inactifs, avec des messages privés automatisés qui ne ressemblent pas à des messages automatisés.

Le tout bâti sur une infrastructure capable de tenir la charge : Google Cloud, LiveKit, et une architecture conçue dès le départ pour scaler, contrairement à Webinar Jam bloqué par des choix techniques vieux de 15 ans.

Ce que j’ai retenu de cette conversation

Au-delà des chiffres et des fonctionnalités, ce qui m’a le plus frappé chez Marvin, c’est sa philosophie de l’entrepreneur.

Sur l’argent, il est clair : “Gagner 70 000 € dans un mois, ça ne fait pas grand-chose. Ce qui fait quelque chose, c’est ce que ça te permet de faire.” Il a toujours cherché à ne pas travailler plus de 4 heures par jour. Pas par paresse, par exigence d’efficacité. Et parce qu’il considère que la liberté n’est pas un luxe, c’est un prérequis à la performance.

Sur l’intégrité : quand un client lui devait 15 000 € et refusait de payer, Marvin avait accès à toute son infrastructure, la liste mail, les outils de paiement, tout. Il aurait pu récupérer la somme autrement. Il ne l’a pas fait. Une semaine plus tard, il signait avec Mohamed Beauclet pour bien plus.

“À chaque fois que j’ai pris la bonne décision, il s’est passé quelque chose de bien dans la foulée.”

Sur les relations : il n’a jamais démarché le client d’un concurrent. Il recommande des prestataires même quand il n’a rien à y gagner. Il répond aux DMs des inconnus qui veulent un conseil. Et aujourd’hui, ses clients investissent dans son SaaS, ses concurrents lui envoient des leads, et des associés de renom frappent à sa porte.

Ce n’est pas du hasard. C’est une stratégie de long terme, consciente ou non.

Où en est le projet aujourd’hui ?

Au moment de cet épisode, le premier webinaire client en production venait de se lancer. 120 000 à 130 000 € investis depuis le début, tech, design, dépôt de marque, juridique, tout compris.

Les premiers investisseurs sont à bord : Nathan, Éric Larchevêque, et plusieurs partenaires proches qui ont demandé à mettre un billet sans qu’on le leur propose vraiment. La valorisation, en pré-revenus, se compte déjà en plusieurs millions d’euros.

L’ambition pour l’année à venir : faire tourner les plus gros lives de la francophonie sur cet outil. Puis dupliquer le modèle à l’international.

Pourquoi cet épisode vaut la peine d’être écouté

Parce que Marvin n’est pas un guru qui vend du rêve. C’est un opérateur. Quelqu’un qui a les mains dans le cambouis depuis des années, qui a traversé des clients qui ne paient pas, des pivots douloureux, des décisions difficiles.

Et quelqu’un qui, malgré tout ça ou grâce à ça, a construit quelque chose de solide, de cohérent et d’aligné avec ce qu’il est.

Si tu fais des webinaires, teste son outil (14 jours gratuits, sans carte bleue). Si tu es entrepreneur, écoute cet épisode jusqu’au bout.

Il y a dedans une dose de réalité, d’humilité et de vision qu’on ne trouve pas souvent.

Retrouvez l’épisode complet sur toutes les plateformes de podcast. Laissez 5 étoiles si ce contenu vous a apporté de la valeur, chaque avis compte énormément pour la visibilité du podcast.

Suivez Marvin Hannachi et découvrez son projet :

Son SaaS : welya.io

LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/marvin-hannachi

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