Il y a des moments dans une vie d’entrepreneur où tu oublies pourquoi tu fais les choses. Tu passes en mode automatique. T’opères, t’opères, t’opères. Tu rentres dans une routine. Tu bosses, tu suis tes KPI, tu avances. À en oublier la raison pour laquelle tu t’es lancé. À en oublier pourquoi tu te lèves le matin, pourquoi tu kiffes, ce qui te met en joie.
Et à l’inverse, il y a des moments dans lesquels tu as des prises de conscience énormes. Des rappels très forts de la vie. De pourquoi est-ce que tu fais les choses.
À la naissance de mon fils. À mon mariage. Lors de moments d’épiphanie tout simplement, avec ma famille ou avec mes amis.
Et ce voyage au Japon en fait partie.
Ça fait maintenant deux semaines que je suis ici au Japon, avec ma femme et mon fils de trois ans. On vit un voyage incroyable à l’autre bout du monde. Et clairement, ça m’a rappelé cette essence de mes débuts de 2016. Quand je prenais mon sac à dos pour partir à l’autre bout du monde et vivre des aventures. Créer mon entreprise. Me développer, me rencontrer, me aussi rencontrer le monde.
J’avais oublié à quel point voyager me rendait vivant. Me donnait envie d’avancer, de créer, de sourire, de kiffer, de profiter de l’instant présent. Et à quel point ça mettait de la joie dans mon quotidien.
Le retour aux sources de 2016
En 2016, je commence à voyager autour du monde avec ce rêve d’entreprendre, de voyager, d’être libre. Et pendant longtemps j’ai dit que l’entrepreneuriat, pour moi, c’était être libre. Mais je me suis enchaîné. Inconsciemment. À l’argent, au business, à l’image que le monde pouvait avoir de moi. Au détriment de ce vrai sentiment de liberté.
Et quand tu voyages à l’autre bout du monde, notamment dans un pays dans lequel tu parles pas la langue, dans lequel tu comprends rien, avec des mœurs et des coutumes complètement différentes des tiennes, bah mécaniquement ça dépayse.
Le Japon, c’est un pays qui est très dépaysant. Et qui est vraiment génial. Ici c’est pas les États-Unis. Dans plein de coins, c’est vraiment le Japon très typique et très spécial. Le Japon dans toute sa discipline, son ordre, sa rigueur, sa rigidité, mais aussi son accueil, son sourire. C’est très dépaysant.
Et donc du coup je kiffe comme un gosse.
En fait, je me rappelle pourquoi en 2016 j’ai créé mon premier business. Pour ça. Pour vivre des moments fous à l’autre bout du monde. Pour me sentir vivant. Pour me sentir heureux, épanoui. Pour découvrir. Et puis pour créer, pour partager.
Ce voyage m’a fait prendre conscience à quel point j’ai pris une bonne décision il y a huit mois maintenant. Quitter mon taf, vendre mon business, et avoir un business beaucoup plus léger. Beaucoup moins d’humains, beaucoup moins de management, beaucoup moins de contraintes. Vraiment recréer un business au service de ma vie, plutôt qu’un business qui m’a emprisonné.
Attention, j’ai adoré développer cette activité. J’ai adoré viser grand, viser haut, être ambitieux, faire des millions. Mais je pense qu’il y a d’autres moyens de le faire.
Aujourd’hui effectivement, je veux un business avec très peu de gens, beaucoup d’automatisation, des marges importantes, et surtout des actions dans lesquelles je prends mon kiffe au quotidien. Et c’est ce que j’ai réussi à remettre en place. Avec les coachings, l’accompagnement, la tribu, ce média qui maintenant se développe avec des sponsors et des partenaires. Les gens me payent pour faire des vidéos, vous imaginez. Il y a des mois, je me serais même pas imaginé ça.
Ichigo ichie : ce moment ne se répétera jamais
Au Japon, il y a un concept qui s’appelle Ichigo Ichie. Ça se traduit par : ce moment ne se répétera jamais.
Cette conversation que j’ai maintenant avec cette caméra. Le coucher de soleil que j’ai regardé hier. La pluie qui est en train de tomber sur moi. Ce moment ne se représentera jamais.
Aujourd’hui mon fils a trois ans. Dans dix ans, ça sera un ado. Les moments qu’on vit ici à Tokyo, chaque moment, chaque repas, chaque balade, chaque sourire, va disparaître. Rester dans notre cœur, rester dans notre esprit, mais ce moment va passer.
Et à cause du multitasking, à cause des notifications, à cause des réseaux sociaux, à cause de nos peurs, on vit en permanence soit dans le passé, dans nos traumas, dans ce qu’on a pas fait, dans nos échecs, dans nos regrets. Soit dans le futur, dans l’anticipation permanente de ce qu’on a pas encore.
On est incapable de vivre dans le présent. On est incapable de profiter pleinement des moments du présent. Et moi le premier.
Alors que le bonheur, il est là. Dans le présent. Et on n’en prend tellement pas conscience. Ou tellement trop tard.
Mon invitation pour vous, c’est de dire non à beaucoup plus de choses dans votre vie. Un non franc et sincère. Dites non à des invitations, dites non à des gens. Et dites oui moins, mais plus qualitativement. Sélectionnez les moments sur lesquels vous allez vous investir. Et faites-le avec beaucoup plus d’amour, beaucoup plus de passion, beaucoup plus de présence.
Profitez de chaque moment beaucoup plus intensément. Et refusez tous ces moments qui ont beaucoup moins d’importance pour vous. Et vous vivrez une vie plus heureuse.
Recommencez à rêver
En travaillant sur le tableau des besoins, en coaching, et puis en travaillant avec mes clients, je me suis rendu compte qu’on a arrêté de rêver. La société elle nous a dit : aie la tête sur les épaules, arrête de faire gonfler tes chevilles, arrête d’être trop ambitieux, arrête de rêver, c’est pas pour toi, t’y arriveras jamais.
Alors qu’il y a rien de pire que de tuer le rêve. Parce que le rêve, c’est la base de tout. C’est l’étincelle qui permet que le feu va prendre. Oui, le travail, la discipline, ça va être les bûches qu’on va mettre au feu au quotidien. Mais l’étincelle, c’est le rêve.
Et ce rêve, c’est aussi ce qui va faire que quand le feu va être plus bas, tu pourras continuer à briller et ne pas t’éteindre.
Recommencez à rêver les amis. Je veux que vous ayez un vision board. Je veux que vous ayez un tableau des rêves. Je veux pouvoir voir le feu à l’intérieur de votre estomac. Je veux pouvoir voir votre visage qui s’anime et qui se réveille.
Et par la force de la visualisation, de l’attraction, mais aussi de votre travail et de votre discipline, vous allez créer cette vie de rêve.
Les rencontres qui changent tout
Toute ma vie a été structurée par des rencontres structurantes. Toute ma vie a été changée, modelée par des rencontres qui ont changé ma perception, qui ont changé ma confiance en moi, qui ont changé mon élan, qui ont mis du fioul dans mon réservoir.
Stan, que j’ai contacté en 2016 pendant mon premier voyage en sac à dos en Thaïlande. Il vivait déjà de son business depuis plusieurs années, il était expert du copywriting. J’ai envoyé un email, on a bu une bière, on est devenu copain. Et aujourd’hui, dix ans plus tard, on est toujours copain. On est au Japon ensemble avec nos familles.
Nicolas Roland, mon ancien patron, qui m’a donné confiance en moi. Qui a cru en moi quand moi-même j’y croyais pas. Il m’a donné 300 000 euros virtuels pour investir dans l’immobilier alors que j’y connaissais rien. Il m’a dit : « Ça tombe bien, moi non plus je sais pas, on va apprendre sur le chemin. » Ce mec m’a appris à travailler, la rigueur, la discipline. Aujourd’hui il est devenu le parrain de mon fils, un de mes meilleurs amis.
Raphaël Carteni, un gamin de vingt et un ans qui vivait déjà de ses revenus sur internet. Il avait un mindset à des années lumière de tout ce que j’avais rencontré. Je l’ai stalké, je l’ai contacté, j’ai créé l’opportunité. On est devenu pote, on a voyagé de par le monde ensemble. Dix ans plus tard, il est venu me voir passer sur scène devant 1000 personnes en Colombie.
Les rencontres changent des vies. J’arrête pas de le dire. Et c’est aussi pour ça que je fais ce média, que j’organise autant de podcasts, que je vous partage autant de parcours de gens.
Mon conseil : prenez l’air
Quand tu changes d’environnement, mécaniquement tu prends du recul sur ton business. T’as une bien meilleure clarté sur ce que t’as envie de faire, sur là où t’as envie d’aller, sur les actions qui ont vraiment un 20/80 et un impact réel.
Et l’énergie. J’ai une patate de feu. J’ai envie de manger le monde. Je me sens bien, je me sens à ma place, je me sens souriant, je me sens vrai. Et ça fait longtemps.
Sortir la tête de son business, ça peut être un weekend à Saint-Malo, un weekend dans un bungalow à côté de chez vous, peu importe. Changer ses routines, changer ses habitudes, prendre l’air, ça peut avoir un impact énorme sur votre activité. Bien plus que rester focus et vous forcer à faire une heure de plus au boulot.
Même si je sais que c’est contre-intuitif. Et c’est pas facile à faire. Je le sais.
Kiffez, soyez heureux, et rêvez les amis. Ichigo Ichie. Ce moment ne se représentera plus. Profitez de chaque instant.
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