Je suis à Shinjuku, en plein Tokyo, avec le micro, les gens qui passent autour de moi, et les cerisiers en fleurs au-dessus de ma tête. Je me suis dit que ce serait tellement con de ne pas profiter de l’instant pour enregistrer quelque chose ici. Vous emmener avec moi. Vous faire vivre un bout de ce voyage, au-delà de ce que je partage sur Instagram depuis trois semaines.
Trois semaines au Japon et toujours pas envie de rentrer
Ma femme commence à avoir envie de retrouver la maison. Les appartements japonais sont petits, l’organisation du quotidien est moins fluide qu’à la maison, et avec un fils en bas âge, ça demande de l’énergie. Je comprends totalement.
Moi, je suis encore comme un gosse. Trois semaines ici et je trouve ça toujours aussi dingue. Le calme, la sérénité, l’organisation de ce pays. Tu te sens juste bien. Je pourrais vivre ici, sincèrement. Je n’y vivrai probablement jamais, mais je pourrais. C’est le genre d’endroit qui te recharge sans que tu t’en rendes compte.
Mais il y a un truc qui me tiraille. Un truc que beaucoup d’entrepreneurs connaissent, je pense.
La frustration de ne pas pouvoir créer
Depuis qu’on est ici, je bosse très peu. Quasiment pas. Et ça me rend dingue. Pas parce que je suis un workaholic ou parce que je culpabilise de ne pas travailler. Non. C’est parce que j’ai la tête qui déborde de projets et que j’arrive pas à les sortir.
J’ai envie de deep dive sur l’IA. J’ai envie de créer du nouveau contenu. J’ai envie de bosser sur des sujets e-commerce que je n’ai jamais eu le temps d’explorer en profondeur. J’ai envie d’écrire, de réfléchir, de poser des idées. Et là, en voyage, avec toute la logistique familiale, c’est juste pas le moment.
Ma femme accouche bientôt. Je peux pas lui dire “écoute, occupe-toi de tout, moi je m’enferme 6 heures pour bosser sur un épisode de podcast”. C’est pas comme ça que ça marche. Surtout pas ici, surtout pas maintenant.
Et je pense que c’est un truc que beaucoup d’entre vous vivez aussi. Cette sensation d’avoir le feu à l’intérieur mais pas le cadre pour l’exprimer. Des idées plein la tête, de la motivation à revendre, mais un quotidien qui ne laisse pas la place. Vous êtes pris entre votre vie perso et vos ambitions, et les deux sont légitimes, les deux sont importants.
Ce que j’ai compris sur la routine
La seule raison pour laquelle je suis content de rentrer, c’est la routine.
Oui, la routine. Ce mot que tout le monde déteste dans le monde de l’entrepreneuriat. “Casse ta routine”, “sors de ta zone de confort”, “la routine c’est la mort de la créativité”. On entend ça partout.
Moi je vous dis le contraire. La routine, c’est ce qui te permet de créer. C’est le cadre. C’est la structure. Sans routine, tu passes ton temps à réagir au lieu d’agir. Tu gères l’urgence du moment au lieu de construire sur le long terme.
Et ce voyage me l’a confirmé de manière très concrète. Quand t’as pas de routine, quand t’as pas ton bureau, tes horaires, ton organisation, tu crées pas. Tu consommes. Tu vis des expériences, et c’est magnifique, mais tu produis rien.
La routine et l’organisation vont me permettre de me refocaliser sur le fait de créer plein de choses. Et c’est exactement ce que je vais faire en rentrant.
Pourquoi c’est la dernière vidéo de ce format
Revenons à ce que j’ai annoncé au début. Cette vidéo ne devrait pas exister sur cette chaîne, et c’est la dernière de ce type.
Quand tu crées du contenu depuis des années, tu arrives à un point où tu dois choisir. Tu peux pas tout faire. Tu peux pas avoir un podcast profond de 45 minutes ET des vidéos casual filmées au téléphone dans la rue. Enfin tu peux, mais l’un des deux va toujours cannibaliser l’autre. En termes d’énergie, en termes de positionnement, en termes de perception.
Le format “je me balade et je vous parle de ma vie”, c’est cool. C’est authentique. C’est brut. Mais c’est pas là que je vous apporte le plus de valeur. Et c’est pas là que je veux emmener cette chaîne.
La vraie valeur, elle est dans les épisodes de fond. Les épisodes où je décortique un sujet business pendant 45 minutes. Où je reçois un entrepreneur et qu’on va au fond de son histoire, de ses chiffres, de ses erreurs. Où vous repartez avec des frameworks concrets, des stratégies applicables, des prises de conscience qui changent votre façon de voir votre business.
C’est vers ça que je veux aller. Plus de profondeur. Plus d’impact. Moins de surface.
Le Japon et la discipline sans la rigidité
Il y a un truc que le Japon m’a rappelé et qui résume bien cette transition.
Ici, tout est organisé. Tout est propre. Les rues sont impeccables, pas de cigarettes par terre, des petits parcs avec des cerisiers en fleurs un peu partout. Les gens respectent les règles, les espaces publics sont calmes. C’est pas oppressant, c’est pas rigide. C’est juste efficace et bienveillant.
Et je pense que c’est exactement ce qu’on devrait viser en tant qu’entrepreneurs et en tant que créateurs de contenu. Pas le chaos permanent. Pas la hustle culture à l’américaine. Pas le “je poste 47 contenus par semaine sur 12 plateformes”. Mais une discipline tranquille. Un cadre clair qui te permet d’exprimer ta créativité sans t’éparpiller.
C’est ce que je vais mettre en place à mon retour. Une structure de contenu plus resserrée, plus intentionnelle, plus impactante. Moins de quantité, plus de qualité. Moins de formats, plus de profondeur.
Ce qui arrive pour la suite
J’ai des projets en préparation qui me donnent envie de me lever à 5h du matin. Des sujets que j’ai jamais abordés sur la chaîne. Des formats que j’ai envie de tester. Des collaborations qui vont vous surprendre.
Tout ça demande du temps, de l’énergie, et surtout cette fameuse routine que je vais retrouver en rentrant.
Si vous êtes dans la même situation, si vous sentez que l’envie est là mais que le cadre manque, si vous avez la frustration de pas avancer assez vite sur vos projets : c’est normal. C’est pas un problème. C’est un signal. Un signal que le feu brûle à l’intérieur et qu’il attend juste les bonnes conditions pour s’exprimer pleinement.
Les conditions, on peut les créer. La routine, on peut l’installer. L’organisation, on peut la construire. Mais le feu, soit il est là, soit il est pas là. Et moi, là, au milieu de Shinjuku, sous les cerisiers, avec mon fils qui court devant moi, je peux vous dire qu’il a jamais été aussi fort.
On se retrouve très vite. Et cette fois, ce sera du lourd.
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