20 avril 2026

Tony Neves : 9 ans, 200 000 abonnés et 30 000€/mois en bossant 4h par jour (le vrai parcours d’un entrepreneur en ligne)

En 2018, Tony Neves quittait son usine avec 4 000€ en poche et un aller simple pour la Thaïlande. Il postait une vidéo par jour, ne faisait aucune vue, aucune vente, aucun commentaire. Neuf ans plus tard, il a plus de 200 000 abonnés cumulés, 8 000 élèves formés, un business qui tourne à plus de 30 000€ par mois, un livre publié chez une grande maison d’édition, plus de 600 000€ investis en immobilier, et il est en couple depuis plus de 10 ans avec sa femme. Le tout en bossant 3 à 4 heures par jour, sans closer, sans équipe lourde, et sans sacrifier sa vie perso.

On s’était déjà vus à Bangkok en 2018, puis à Lisbonne il y a 4 ans pour un premier podcast. Cette fois, on se retrouve à Tokyo pour faire un nouveau checkpoint sur son parcours. Et autant te le dire tout de suite : ce qu’il a partagé dans cet épisode casse pas mal de croyances qui circulent en ce moment dans l’entrepreneuriat en ligne.

L’illusion du volume à l’ère de l’IA

Un des gros messages de Tony dans cet épisode, c’est sa position sur la fameuse tendance du “volume à tout prix”. Tu sais, ces créateurs qui te disent qu’il faut poster 20 contenus par jour pour percer.

Tony le dit cash : “10 fois 0, ça fait 0.” Il n’est pas contre le volume pour acquérir des compétences, mais si c’est au détriment de la qualité, ça ne sert à rien. Il cite d’ailleurs une phrase de MrBeast tirée du livre 10X is Easier Than 2X de Dan Sullivan : il est plus simple de faire une vidéo à 1 million de vues que 100 vidéos à 10 000 vues.

Et avec l’arrivée de l’IA, cette vérité devient encore plus brutale. Comme il le résume : “L’IA va venir effacer la moyenne. L’IA va pas venir effacer les gens qui sont excellents.” Concrètement, demain tu peux prendre une interview, la passer dans Opus Clip, sortir 50 extraits et les poster automatiquement dans la journée. Donc quelle est la valeur du volume ? Aucune. Ce qui va faire la différence, c’est ta capacité à créer du contenu que l’IA ne peut pas reproduire : ta voix, ton vlog, tes anecdotes, ton authenticité.

Les premiers euros : 180 vidéos sans toucher 1€

Tony a commencé avec une vidéo YouTube par jour. Au bout de 6 mois, il avait fait 180 vidéos et toujours pas encaissé un seul euro. Il a mis une année entière pour sortir l’équivalent d’un SMIC, et il a fallu 3 ans au total avant de générer de vrais revenus. Sa première vente ? 157€. Il s’en souvient encore.

Ce que retient Tony avec le recul, c’est qu’il faisait du contenu qui était nul. Un manque de compétence, tout simplement. Mais c’est ce volume initial qui lui a permis de construire son craft. Et un jour, parmi ses 200 vidéos Instagram, une a mieux marché que les autres. Il ne sait toujours pas pourquoi. Ce qu’il sait, c’est qu’il a mis le pied dans la porte et qu’il s’est accroché à cette branche pour la grimper aussi haut que possible.

Sa leçon pour tous ceux qui pensent ne pas avoir “le truc” pour percer : c’est un process. Si tu as les bons hooks, le bon contenu, les bonnes accroches, ça marchera peu importe ta tête, ta thématique ou ton style. L’algorithme est égalitaire. Ce qui compte, c’est l’alignement entre ce que tu aimes, ce dans quoi tu excelles, et les codes de la plateforme.

La stratégie business qui dépote : pas de closer, tripwire à 17€

Là où l’épisode devient vraiment précieux, c’est quand Tony détaille son évolution business. Contrairement à la tendance actuelle des gros tickets vendus par closers, Tony a fait un choix radical : pas de closer, pas de gros ticket, plus de marge, moins de CA.

Son produit le plus cher aujourd’hui est à 1500€, et il préfère le vendre en direct que de monter à 3000€ avec un closer qui lui prendrait 30 à 40% de marge. Le résultat net est le même, sans la complexité de gérer une équipe commerciale.

Le vrai game-changer de son business, c’est la mise en place d’un tripwire à 17€ qu’il fait tourner principalement en publicité. En 2025, ce simple produit d’appel lui a permis de rentrer 1 700 nouveaux clients, avec un panier moyen front-end autour de 50€. Même en étant break-even sur ses pubs, il acquiert des clients payants plutôt que des prospects qui ne rouvrent jamais ses mails.

Et c’est là qu’intervient sa deuxième grosse stratégie, tirée du livre Super Fans de Pat Flynn : au lieu d’investir tout son temps sur le bas de la pyramide (l’acquisition), il investit massivement sur ses super-fans existants. Résultat : 67% de ses clients rachètent au moins une 2ème fois, 40% rachètent 3 fois, 22% rachètent 4 fois. Certains clients ont acheté jusqu’à 15 produits différents chez lui. Comment ? En leur envoyant chaque semaine des ressources exclusives, des stratégies inédites, des formations bonus. De la vraie valeur continue.

L’accompagnement asynchrone : la petite révolution

Autre pépite de l’épisode : Tony ne fait AUCUN coaching en live depuis 2018. Tout son accompagnement est asynchrone. Les clients postent leurs questions en commentaire dans l’espace de formation, et le lundi il enregistre une session vidéo où il répond à toutes les questions avec des timecodes.

Ça peut paraître contre-intuitif, mais les clients préfèrent largement ce format au live. Ils n’ont pas besoin d’attendre un horaire précis, pas besoin de prendre la parole devant tout le monde, et ils peuvent aller directement à leur timecode pour avoir leur réponse. Côté business, Tony gagne un temps considérable et peut bosser depuis n’importe quel fuseau horaire.

L’IA au service du business (pas l’inverse)

Sur l’IA, Tony donne 3 utilisations concrètes qui changent la donne :

La première, c’est de construire une base de données personnelle de ton business dans un projet Claude ou ChatGPT. Tu mets qui tu es, ce que tu fais, tes réflexions, ta philosophie. Comme ça, chaque fois que tu interagis avec l’IA, elle a tout le contexte.

La deuxième, c’est de construire des assistants spécifiques. Tony a par exemple un assistant “page de vente” et un assistant “mails marketing”, nourris avec ses masterclass de copywriting et ses templates. Quand il veut lancer un programme, l’assistant lui sort une page de vente qui fait le travail d’un copywriter moyen-bon. Pas top copywriter, mais amplement suffisant pour le volume dont il a besoin.

La troisième, c’est d’utiliser des outils tiers qui exploitent l’IA : Gamma pour les slides, Whisper pour le speech-to-text (Tony n’écrit quasiment plus, il parle), Opus Clip pour les extraits. Le vrai secret : utiliser l’IA pour l’opérationnel, pas pour le créatif. Si tu es bon en création, ne délègue surtout pas le cœur de ton métier à l’IA. “C’est comme si Picasso déléguait ses peintures.”

Sport, santé et le mental du craft

Cette partie m’a particulièrement marqué. Tony est aujourd’hui à 91 kilos, environ 15% de body fat, et il vient de battre son record personnel sur 10km. Il est passé du CrossFit à l’Hyrox, et il est en meilleure forme qu’à 20 ans. Sa recette ?

La nutrition d’abord : mange un maximum d’aliments bruts, limite au maximum les produits transformés. Pas de micro-optimisation à la con, l’essentiel d’abord.

Le sommeil ensuite : 8 à 9 heures par nuit, non négociable. Tony raconte que pendant des années il bâillait toute la journée et pensait que c’était normal. C’était juste qu’il dormait mal.

Le sport : 1 heure par jour, 4 à 5 fois par semaine, peu importe le sport du moment que ça te plaît. Mais quand tu t’entraînes, entraîne-toi vraiment. Une séance de 30 minutes très intense bat une séance d’1h30 molle. Ce qu’il a appris en CrossFit, c’est à pousser au-delà de ce qu’il pensait être sa limite.

Les écrans enfin : Tony ne regarde aucun écran avant 11h du matin. Il sort son chien, marche, prend son café, et bosse seulement après. Et il fait un check-up santé complet chaque année : prise de sang, et il recommande même une IRM annuelle pour détecter tôt d’éventuels problèmes.

La leçon la plus puissante : arrêter de courir

Si je devais retenir UNE phrase de cet épisode, ce serait celle-ci : “Plus tu approches de la ligne d’arrivée, plus elle recule.”

Tony a couru après les 5K par mois, puis les 10K, puis les 20K. Et à chaque palier atteint, la ligne d’arrivée reculait d’un cran. Aujourd’hui, il a arrêté de courir. Il n’a plus d’objectif financier. Ses seuls objectifs sont des objectifs de process : sortir 6 à 8 nouveaux produits dans l’année, continuer à lancer des projets qui le font kiffer, garder sa vie équilibrée.

Son conseil au Tony de 2018 qui débutait à Bangkok : “Crois dans le fait que tout est possible, fais confiance à la vie, et surtout ne sacrifie pas le chemin pour le résultat.”

Ce qu’il faut retenir

Cet épisode avec Tony Neves, c’est bien plus qu’un simple retour d’expérience sur le business en ligne. C’est un manifeste contre la course au volume, contre les fausses métriques de vanité, contre la tendance à tout sacrifier pour des chiffres qui ne rendent personne heureux.

Les trois grandes leçons à retenir : premièrement, l’IA va effacer la moyenne, donc ton seul salut est l’excellence et l’authenticité. Deuxièmement, la vraie croissance vient des super-fans existants, pas de l’acquisition à tout prix. Troisièmement, le succès durable se construit sur un alignement entre ce que tu aimes, ce dans quoi tu excelles, et la vie que tu veux réellement designer.

Va écouter l’épisode complet sur la chaîne, il y a une tonne de pépites que je n’ai pas pu détailler ici : l’expérience maison d’édition vs auto-édition, la stratégie anglophone que Tony prépare, les meilleurs hooks Instagram à créer en 2026, et plein d’autres choses.

Pour aller plus loin avec Tony

📲 Suivre Tony sur Instagram : https://www.instagram.com/tonynvs

📖 Le livre de Tony : Disponible sur Amazon

La chaine youtube de Tony : @tonyneves

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Retour en haut

3 business pour devenir libre !

Découvre dans cette formation vidéo comment j’ai fait pour devenir libre et quitter mon job en quelques mois… et comment tu peux répliquer la même chose en suivant ma méthode simple, étape par étape.