Qui est Olivier Clovis
Olivier Clovis est un entrepreneur français installé en Suisse avec sa femme et ses trois enfants. Plus de 6 millions d’euros de chiffre d’affaires générés sur internet, plusieurs awards remportés pour des funnels qui ont dépassé le million d’euros, et un parcours qui n’a rien d’un long fleuve tranquille.
Olivier est connu sur le marché francophone pour son expertise en tunnels de vente, low ticket et high ticket. Mais ce qui le rend rare, ce n’est pas la technique. C’est qu’il a vraiment vécu ce qu’il enseigne. Il a perdu ses comptes Stripe, vu son MRR de 100 000€ s’évaporer du jour au lendemain, géré trois enfants en bas âge en même temps que le scaling de son business, et fini par comprendre que l’argent n’était pas l’objectif final.
Enzo le connaît depuis 2020, à l’époque de la Tribu. Six ans d’amitié, plusieurs coachings, des hauts et des bas partagés. Cet épisode n’est pas une interview de marketing. C’est une vraie conversation entre deux potes qui se sont vus passer par tous les cycles de l’entrepreneuriat.
Le crash Stripe à 100K€ de MRR : la face cachée du scaling
Tout le monde rêve d’avoir un business qui tourne en automatique. Olivier l’avait. Et il a tout perdu en quelques semaines.
L’histoire est simple. Il monte un modèle d’abonnements qui cartonne. Il passe de 0 à 300 000€ en un mois avec sa team. Il pense avoir atteint le graal. Sauf qu’il avait tout misé sur Stripe. Et Stripe déteste les abonnements à risque.
La leçon qu’il en tire est concrète. Dès que tu dépasses la barre des 100K€ par mois, surtout avec des abonnements, tu dois dérisquer. Plusieurs processeurs de paiement, plusieurs sociétés, plusieurs banques. Sinon, un seul blocage et tu repars à zéro. C’est le genre d’info que personne ne te donne quand t’es en train de scaler. Tu l’apprends en te brûlant.
Le piège du mastermind américain : pourquoi Olivier n’écoute plus les conseils d’entrepreneurs sans enfants
Après son crash, Olivier se reconstruit. Vente de formations à 14€, premiers dizaines de milliers d’euros par mois, business automatique. Et là, il rejoint un mastermind aux US d’un mec qui n’avait pas d’enfants.
C’est une des phrases les plus puissantes de l’épisode. Parce qu’elle pose une question que personne n’ose poser : à qui tu prends tes conseils, et est-ce que cette personne a vécu ta réalité ?
Un mec sans enfants peut bosser 16h par jour. Un père de trois enfants ne peut pas. Et essayer de copier ce modèle, c’est se cramer pour rien. Olivier a payé cher cet apprentissage.
Comment Olivier a construit une offre high ticket à 8000-10 000€
Aujourd’hui, Olivier vend une offre d’accompagnement entre 8000 et 10 000 euros. Et il a même une offre à 25 000€. Comment il a réussi à construire ça avec très peu de social proof au début ?
Sa méthode tient en trois critères pour fixer un tarif :
- La valeur que tu te donnes. Comment tu valorises ton temps et ton expérience.
- La valeur du marché. Combien tes concurrents facturent pour des transformations similaires.
- La valeur perçue par le client. Combien il est prêt à payer pour le résultat que tu lui promets.
La règle d’or qu’il applique : toujours apporter 10 fois plus que ce que tu factures. Ratio non négociable.
Le personal branding contre-courant : se positionner contre le marché
Quand Olivier décide de se lancer sur Instagram, il a 50 followers. Et il annonce qu’il va faire 100K€ son premier mois. Comment ?
Sa stratégie repose sur une chose : trouver les convictions qu’il a, vraiment profondes, qui sont en opposition avec ce que dit le marché. Pas pour faire le rebelle. Mais parce que c’est ce qui crée de l’attention.
Ses trois conseils pour quiconque veut se lancer en personal branding :
- Trouve tes convictions en opposition avec ton marché. Pas celles que tout le monde répète. Celles qui te touchent vraiment, et qui dérangent un peu.
- Détache-toi du regard des autres. Si tu accordes du pouvoir aux gens qui ne font rien de leur vie, tu ne feras jamais rien de la tienne.
- Lance-toi avant d’être prêt. Tu n’apprendras jamais en théorie. Seule l’action te transforme.
Formation ou mastermind : lequel a le plus d’impact
Olivier a une vision claire sur la différence entre formation et mastermind. La formation, c’est la théorie. Le mastermind, c’est la pratique confrontée à la réalité.
Une formation peut te donner le cadre, les concepts, les méthodes. Mais c’est quand tu dois appliquer, avec tes propres imprévus, tes propres blocages, ton propre marché, que tu as besoin d’un groupe.
Il rappelle aussi une erreur classique : créer un groupe de débutants qui ne connaissent rien et essayer d’avancer ensemble. Ça ne marche pas. Pour qu’un mastermind fonctionne, tu as besoin d’au moins une personne devant toi qui peut te tirer vers le haut.
L’IA dans le business : barrière à l’entrée ou accélérateur
Olivier a mis les deux mains dans l’IA. Agents pour spotter les ads winners, agents pour analyser les concurrents, agents pour rédiger des tunnels de vente. Mais sa vision est plus nuancée que celle du marché.
Selon lui, l’IA est à la fois une barrière et un accélérateur :
- Barrière : elle a fait monter le niveau moyen du marché. Tu ne peux plus juste être médiocre. Les gens ont développé des réflexes anti-contenu IA. Si ton texte sent l’IA, il est mort.
- Accélérateur : tout ce qui était long et compliqué devient accessible. L’IA peut t’aider à exécuter plus, plus vite, mieux.
Mais surtout, il met en garde les nouveaux entrants. Le cerveau humain apprend par la répétition. Quand tu peux générer une page de vente en cliquant sur un bouton, tu n’intègres rien. Et tu n’acquiers pas les compétences qui font la différence sur le long terme.
Son meilleur usage de l’IA aujourd’hui ? Pas pour rédiger. Pour structurer sa pensée. Il demande à l’IA de le questionner sur ses idées. Le jeu de questions-réponses lui permet de clarifier ce qu’il a vraiment dans la tête. Ensuite seulement, il rédige.
Spiritualité, identité et sens de la vie
L’échange prend une tournure plus profonde sur la fin. Olivier parle de loi d’attraction, de manifestation, d’invisible. Pas en mode gourou. En mode mec qui a expérimenté des trucs qu’il ne sait pas expliquer rationnellement.
Pour lui, le business n’est pas une fin. C’est un véhicule. Un accélérateur d’expériences. Un moyen de se découvrir, d’expérimenter différentes facettes de sa personnalité, et de jouer le jeu à fond partout : père, mari, businessman, créateur.
Cette vision rejoint celle d’Enzo, qui se reconnaît dans ce piège d’avoir trop longtemps confondu son identité avec son rôle d’entrepreneur. Enzo le sérieux, Enzo en qui on peut avoir confiance. Et oublier Enzo le mec fun, Enzo le mec qui aime danser, Enzo le mec qui veut faire du stand-up et manger des marshmallows autour d’un feu de camp.
Les pépites rapides de l’épisode
Le chiffre le plus fou de sa carrière : 24 000€ en un jour, le jour de son anniversaire, avec une offre low ticket. Quand il s’est réveillé ce matin-là, il a cru toucher la liberté. Il a mis des années à comprendre que la liberté n’est pas un point d’arrivée, c’est juste le chemin.
Sa plus grande erreur : ne pas s’être lancé en personal branding plus tôt. Ne pas avoir documenté ses galères quand il les vivait.
Le livre qui a tout changé : Pouvoir Illimité de Tony Robbins. Lu à 18 ans. Marche sur le feu à 19 ans en UPW.
La rencontre qui a tout changé : sa femme.
Que veut dire Souverain pour Olivier
La dernière question de l’épisode est celle qui donne son nom au podcast.
Écouter l’épisode complet
L’épisode dure presque deux heures. Deux heures sans bullshit, sans storytelling Instagram, juste deux potes entrepreneurs qui se racontent vraiment. Tu peux l’écouter en intégralité ci-dessous :
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Chaque semaine, Enzo reçoit un entrepreneur qui a tout risqué pour vivre selon ses propres règles. Pas de bullshit, pas de storytelling Instagram. Juste la vérité sur la liberté, l’argent, l’entrepreneuriat, et ce qu’il a fallu sacrifier pour réussir.