On nous dit à tous de faire 10 000 pas par jour. Mais qu’est-ce qui se passe si on en fait 100 000 en une journée ? Est-ce que c’est aussi bon pour la santé ? Est-ce qu’on est capable de le faire ?
C’est exactement la question que je me suis posée. Et avec Stan, on a décidé de répondre. Pas dans un studio, pas sur un tableur. Dans les rues de Tokyo. À 4h du matin. Avec 4h de sommeil dans les pattes.
Le vlog est là, sur ma chaîne YouTube. Mais avant que tu cliques, laisse-moi te raconter ce qu’il s’est vraiment passé. Parce que ce n’était pas juste un challenge sportif. C’était un challenge mental. Et c’est exactement le genre de moments qui me rappellent pourquoi je fais tout ça.
D’où vient cette idée de 100 000 pas
Initialement, ce challenge je devais le faire avec mon pote Benjamin, à Montpellier. On en parlait depuis un moment. 100 000 pas, soit environ 70 km dans une seule journée. Le truc qui sort complètement du cadre.
Mais quand je me suis retrouvé à Tokyo avec Stan, on a eu un déclic. Si on doit le faire, autant le faire ici. On va découvrir la ville à pied, on va se challenger, on va manger des trucs qu’on n’a jamais mangés. C’est plus qu’un défi sportif. C’est une expérience.
Stan a préparé un plan incroyable. Une Google Maps avec plein de pins partout. Des temples, des parcs, le Palais de l’Empereur, la statue Gundam Unicorn de 10 mètres, le quartier Akihabara, le parc Ueno. On allait faire le grand Tokyo à pied. Sans tricher. Sans métro. Sans taxi.
Mon pote Benjamin, on se rattrapera. On le fera ensemble une autre fois. Promis.
Les ennemis qu’on avait face à nous
Avant même de partir, je le savais : ce challenge avait plusieurs ennemis.
La fatigue. Il était 4h du matin. On s’était couché vers 23h30. 4h de sommeil max dans les pattes. Et moi, j’étais déjà fatigué de la veille. Les enfants, le boulot, j’avais bossé tard. Le réservoir n’était pas plein.
Les éléments. La veille il pleuvait. On savait qu’on allait y passer la journée entière, donc tout pouvait nous tomber dessus. Le soleil est arrivé en cours de route, mais à 4h du matin, il faisait froid.
La densité de Tokyo. Marcher 70 km dans une ville où la circulation, les feux, les piétons sont partout, ce n’est pas pareil que de marcher dans la campagne. Ça use. Ça stoppe. Ça redémarre.
Le mental. Et ça, je ne l’avais pas anticipé. Je m’attendais à souffrir physiquement. Je ne m’attendais pas à ce que le mindset prenne autant cher.
Le départ : 4h du matin, premier 7-Eleven
Le périple démarre comme tous les vlogs au Japon : par un 7-Eleven. Onigiri saumon dès le matin, smoothie à la fraise, un petit Tony Gray. On démarre avec du lourd. Heureusement les toilettes sont propres, ça va être notre meilleur ami pendant 18h.
Selon Stan, on ne s’arrête pas pour manger. On marche en mangeant. On n’a pas le temps. On est censé finir vers 22h selon le plan, j’espère clairement être à la maison avant minuit.
Je mets ma montre, je calibre. Stan a déjà démarré la sienne. Le compteur tourne.
La progression : du soleil qui se lève aux pieds qui crient
De 0 à 30 000 pas, ça va. Le soleil arrive, ça réchauffe, on découvre Tokyo dans une lumière qu’on ne voit jamais en tant que touriste classique. Les Sakura, les petits temples, les parcs qu’on traverse. Tu t’arrêtes, tu prends une photo, tu repars. À un moment on croise une Ferrari California garée tranquille, c’est Tokyo, tu vois de tout.
10h16, on est à 31 126 pas. La différence entre nos deux montres commence déjà. Ça commence aussi à frotter pour moi, le pied gauche. Petit frottement qui s’intensifie. Mais sinon, tout va bien. Il en reste 70 000.
À 40 000 pas, on attaque le moral. 11h56. La statue Gundam de 10 mètres. Une plage de sable fin. Encore un parc en face. Tu te dis : “ok, c’est joli, c’est sympa, mais putain j’ai mal aux pieds.”
50 000 pas, la moitié. Niveau douleur ? 4 sur 10. “Y a moyen de finir à 8.” On rigole encore. On marche encore. Les pieds font mal mais ils marchent. C’est ça la nuance importante : tant que ça marche, tu marches.
60 000 pas, le moment où ça bascule. Je m’attendais pas à ce que ce soit le mindset qui prenne aussi cher. Stan me dit : “Bon attention, c’est tout maintenant. On l’a fait, on peut plus rentrer voir nos femmes et dire qu’on a fait que 70 000 pas.” Et là tu comprends que tu n’as plus le choix. Le contrat moral est passé. On va au bout.
70 000 pas, la limite. Les pieds en plomb. J’ai des sensations dans les pieds que je savais même pas qu’elles existaient. J’ai l’impression d’avoir des coussinets d’ampoule autour des deux pieds. Je boîte. Stan fait semblant de marcher correctement mais lui aussi, ça boîte. Le deuxième souffle ? Pas là. Je suis encore sur le premier et demi, sur la fin du premier en fait.
Le dernier quart, c’est juste de la volonté. Tu n’as plus envie. Ton corps te dit non. Mais tu es là. Et tu y vas.
Pourquoi je raconte ça sur le blog
Je ne suis pas en train de te vendre un programme de marche. Je ne vais pas te dire qu’il faut faire 100 000 pas par jour, ni même 10 000 d’ailleurs. Je ne suis pas coach sportif.
Mais ce que ce challenge a confirmé, encore une fois, c’est ce que je dis depuis des années aux entrepreneurs que j’accompagne :
Ton plafond de verre, c’est pas ta stratégie. C’est ton système nerveux.
Sur 70 km, j’ai pas appris une nouvelle technique de marche. Je n’ai pas trouvé le hack qui te fait avancer plus vite. À 60 000 pas, ce qui te fait continuer, c’est pas une méthode. C’est un mindset. Une décision. Une identité.
Et c’est exactement la même chose en business. Quand tu fais 10K€/mois et que tu veux passer à 100K€, ce n’est pas une formation supplémentaire qui va te faire passer le cap. C’est ta capacité à porter ce niveau. À gérer la pression sans craquer. À prendre des décisions sans paralyser.
On surestime ce qu’on peut faire en 1 an, on sous-estime ce qu’on peut faire en 10 ans.
70 km en 18h, c’est intense, mais c’est rien à côté du marathon que tu cours pour construire un business à 7 ou 8 chiffres. Sauf que sur 100 000 pas, tu vois exactement où tu craques. C’est concentré. C’est immédiat. Et c’est révélateur.
Ce que Tokyo m’a montré que je n’attendais pas
Au-delà du challenge, ce vlog c’est aussi mon Tokyo. Et il y a un truc que tu sens en marchant 70 km dans une ville comme celle-là.
C’est la rigueur. C’est l’organisation. C’est cette capacité à faire vivre 14 millions de personnes dans une densité de fou avec des trottoirs propres, des poubelles introuvables (et pourtant c’est nickel partout), des toilettes publiques qui sentent meilleur que certains restaurants en France, des temples au coin d’une rue à côté d’une boutique Dragon Ball.
Tokyo, c’est l’incarnation d’une ville qui a décidé d’être à un certain niveau. Et qui s’y tient. Qui ne lâche rien. Qui ne fait pas de compromis sur le standard.
C’est exactement ce que j’essaie de faire dans mon business. Le standard, tu le poses. Tu ne le négocies pas. Et tu l’incarnes même quand personne ne regarde.
Ce qui vient après ce challenge
Ce vlog avec Stan, c’est le début d’une série. Parce que ce qui s’en vient, c’est encore plus intense.
Dans quelques jours, je serai à Amsterdam pour une retraite Wim Hof avec des membres de la communauté. Hugo, Maël, Seb, Aziz. Trois jours de randonnée, sauna, bains de glace, méditation, breathwork, dîners type Jefferson dinner. L’objectif : sortir la tête du business, prendre de la hauteur, créer des moments humains. Connecter au-delà du business.
L’année dernière j’avais fait une retraite de bains froids au Japon, et le retour avait été d’une violence. J’ai été stressé pendant 2 semaines. J’avais kiffé le mois sur place, mais le retour je m’étais mis la pression sur l’argent, le boulot, les projets. Et je me demande comment ça va se passer cette fois avec Wim Hof. S’il me jette dans un bain de glace 30 minutes, je vais y arriver. Mais j’ai peur.
Après ça, retour à Punta Cana pour l’anniversaire de mon fils Eros. Puis 5-6 semaines de tout droit avant la naissance de ma fille. Et après ? Je ferme tout. Je me focalise sur ma famille pendant un moment.
Et en octobre, prochain voyage : la Chine. Pour aller voir les nouveautés, la technologie, la foire de Canton, les fournisseurs, les voitures électriques. Comprendre comment la Chine va vite, comment elle casse les barrières, et comment à notre tour on peut utiliser tout ça pour grandir. Les inscriptions vont bientôt ouvrir, je veux sélectionner les profils. Si tu veux venir, prépare-toi.
Regarde le vlog complet
Si tu veux voir comment ça s’est vraiment passé, les images, les pieds qui souffrent en direct, le moment où on craque, les Sakura, les rues de Tokyo à 5h du matin, le 7-Eleven mythique, la statue Gundam, et tout le reste, le vlog est en ligne sur ma chaîne YouTube.
Ce n’est pas un contenu business. C’est un contenu de vie. C’est le genre de moments qui rappellent pourquoi on construit tout ça. Pas pour rester assis devant un écran à compter des chiffres. Pour vivre. Pour voyager. Pour se challenger. Pour créer des souvenirs avec des gens qu’on aime.
Si tu veux ce niveau de vie, tu sais où me trouver. Et si tu veux juste regarder un mec faire 70 km à Tokyo en boitant, c’est aussi très bien.
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