Je vais commencer comme ça, sans détour. Parce que c’est exactement comme ça que l’épisode commence. Pas pour provoquer gratuitement. Pas pour choquer. Mais parce que cette phrase résume un truc fondamental si tu veux devenir un homme libre, un entrepreneur aligné, quelqu’un qui avance sans chercher en permanence la validation de l’autre.
J’ai commencé à entreprendre sur le web en 2016 avec un seul rêve en tête : devenir libre. Libre géographiquement. Libre financièrement. Libre dans mon temps. Gagner un max de fric et faire le tour de la planète pendant des années.
Pendant longtemps, j’ai couru après le succès. Après les chiffres. Après le million. Je voulais me prouver que c’était possible. Et je l’ai fait. Liberté financière, liberté géographique, liberté horaire, devenir millionnaire… j’ai tout coché.
Mais la vérité, c’est que rien de tout ça ne m’a apporté la liberté que j’imaginais.
Le business dont je rêvais, celui qui générait des millions, est devenu ma prison dorée.
Et c’est là que j’ai compris un truc essentiel : la vraie liberté ne vit pas sur un compte en banque. Elle vit dans un esprit clair, un cœur aligné, et dans la puissance intérieure que tu cultives chaque jour.
C’est exactement pour ça que ce podcast existe.
Aujourd’hui, on parle de “tuer le père”
Dans cet épisode solo, j’avais envie d’aborder un sujet fondamental : l’importance de tuer le père.
L’importance de sortir des traumas d’enfance pour devenir un homme. Un vrai.
Ce sujet m’est venu en échangeant avec un client en coaching. Et plus j’y réfléchissais, plus je me disais que c’était impossible de parler d’homme de valeur, de leadership, de solidité intérieure, sans parler de ça.
Avant de devenir un homme de valeur, il faut tuer le père.
On va parler de Freud, évidemment, qui a théorisé ce concept. On va parler aussi de Jacques Lacan, que je ne connaissais pas forcément avant, et qui va encore plus loin. Et surtout, je vais te parler de mon vécu. De mon histoire. De ce que j’ai traversé.
Mon histoire avec mon père
J’ai eu une relation très fusionnelle, très particulière, très forte avec mon père. C’était un homme de caractère. Un homme de présence. Un homme très dur.
Quand on était enfants, sa manière d’aimer, c’était de nous engueuler, de nous recadrer. Souvent avec beaucoup de violence, verbale ou physique. À l’époque, c’était “normal”. On était turbulents. On prenait des claques. Point.
Les violences physiques se sont arrêtées quand mon frère est parti de la maison. J’avais environ sept ou huit ans. Après ça, c’est une autre forme de violence qui a pris le relais : la violence psychologique. Et ça, ça a duré longtemps.
Même quand j’ai quitté mon taf. Même quand j’ai commencé à gagner ma vie.
Je me souviens d’un repas de famille. Un anniversaire. Mon père, devant tout le monde, qui dit : « Regardez-moi ce bon à rien, ce mauvais à tout, qui m’a coûté 15 000 euros d’école et qui ne sait pas ce qu’il va faire de sa vie. »
Avec le recul, je comprends. C’était sa manière à lui de dire qu’il avait peur pour moi. Qu’il ne voulait pas que je finisse comme lui.
Mon père a arrêté l’école très tôt. Il a travaillé toute sa vie. Il s’est battu pour nous. Mais sur le moment, moi, je n’avais pas cette lecture-là.
Moi, j’avais la rage.
La rage comme moteur
La seule chose que j’avais envie de faire, c’était de lui prouver qu’il avait tort. De lui faire fermer sa gueule. De lui montrer que j’étais capable.
Et ça a été mon moteur pendant des années.
J’ai entrepris dans la rage. Dans la rage de prouver. Dans la rage de gagner. Dans la rage d’obtenir son amour, sa reconnaissance, de voir la fierté dans ses yeux.
Et ça, tu ne t’en rends compte que beaucoup plus tard.
Le vrai problème quand tu ne tues pas le père
Si tu ne transcendes pas tes traumas d’enfant et d’adolescent, tu prends des décisions toute ta vie à partir d’un manque. À partir d’une recherche d’amour. À partir d’un besoin de validation.
Tuer le père, ce n’est pas rejeter ton père. Ce n’est pas le renier. C’est te libérer de l’autorité intérieure qu’il représente.
Tant que le père est intériorisé comme une autorité toute-puissante, tu restes psychiquement soumis.
Tu cherches à prouver. Toujours.
Et le pire, c’est que tu deviens exactement ce que tu voulais éviter d’être.
Moi, je disais partout que je me foutais du regard de mon père. Que j’étais au-dessus de ça. Que l’argent prouvait que j’avais réussi.
Mais en réalité, tout ce que je faisais, je le faisais encore pour lui.
Freud, Lacan et le passage à l’homme
Chez Freud, tuer le père, c’est se libérer de l’autorité intérieure. C’est le conflit fondateur pour devenir un individu autonome.
Chez Lacan, le père n’est pas seulement un homme. C’est une fonction. La loi. Le cadre. Le “tu dois”. Le “sois comme ci, sois comme ça”.
Tuer le père, c’est ne plus chercher l’approbation. Ne plus vivre en réaction. Ne plus décider à partir de la peur ou de la validation extérieure.
Dans les sociétés traditionnelles, il existait des rites de passage. Aujourd’hui, on n’a plus ça. Et beaucoup d’hommes restent bloqués dans une adolescence émotionnelle.
Ce que ça change concrètement dans ta vie
Quand tu tues le père :
- Tu prends des décisions plus fermes
- Tu développes une vraie confiance en toi
- Tu définis une échelle de valeurs claire
- Tu arrêtes de chercher à prouver
- Tu deviens un homme posé, aligné, solide
Et surtout, tu deviens libre.
Pourquoi j’ai fait cet épisode
J’ai fait cet épisode parce que je l’ai vécu. Parce que je le vois tous les jours en coaching. Parce que beaucoup d’entrepreneurs réussissent extérieurement, mais restent intérieurement enchaînés.
Ce podcast, c’est ça. Raconter ce que je vis. Ce que j’apprends. Ce que je traverse. Et te partager ce qui peut t’aider, toi, à avancer.
Si cet épisode t’a parlé, partage-le. Mets un avis. Envoie-le à quelqu’un qui en a besoin.
Et surtout, continue d’oser. Continue de grandir. Continue de te libérer.
On se retrouve dans Entrepreneur 2.0.
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